L'hypnose éricksonienne

 


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Les principes

Les principaux outils utilisés par Milton Erickson peuvent être décrits en utilisant les théories de la communication développées par "l'Ecole de Palo Alto" . Cette approche n'est pas tout à fait celle d'Erickson mais plus précisemment celle de certains de ses élèves notamment Paul Watzlawick.

Les moyens utilisés peuvent être opposés aux méthodes classiques plus directives et l'hypnose éricksonienne est souvent qualifiée de "permissive" . La "permissivité" est en fait une notion ancienne, souvent revendiquée au XIXème siècle. Faute de moyens, elle était sans doute plus une intention théorique qu'une réalité pratique. Avec Erickson la "permissivité" devient effective dans la relation hypnotiseur-hypnotisé. Ce concept reste suspect, la permissivité pouvant être comprise comme une stratégie visant à contourner les résistances du sujet (double-lien).

Le terme d' hypnose éricksonienne est discutable. Il sous entend qu'avec Erickson, le phénomène hypnotique est modifié, différent des hypnoses précédentes.

L'interaction hypnotiseur hypnotisé

Feed-back

L'hypnotisé réagit aux communications du thérapeute et la réciproque est également vraie: l'hypnotiseur réagit aux comportements de l'hypnotisé. L'échange se fait dans les deux sens , il ne peut pas en être autrement, mais Erickson insiste sur la nécessité d'en tenir compte.

C'est la notion de circularité ou de feed-back de la communication. Les mimiques, l'expression du visage, l'attitude générale du corps, les petits mouvements des mains, sont autant d'indices que l'hypnotiseur doit observer pour obtenir les informations nécessaires lui permettant d'optimiser sa communication.

Digital analogique

L'information transmise par les deux partenaires est véhiculée selon deux modes principaux.
Le mode digital utilise un code fixé par convention. C'est le domaine surtout représenté par les mots du langage.
Le mode analogique est moins précis. L'information transmise est analogiquement liée avec le support chargé de la transmettre. C'est surtout le domaine du langage non-verbal: les expressions du visage, l'intonation de la voix, le rythme du discours, etc.

Un sujet peut par exemple communiquer son anxiété en disant: "je suis anxieux". Il utilise ainsi le canal digital: il n'y a aucun rapport, hormis l'existence d'un code arbitraire, entre le mot "anxieux" et la sensation d'anxiété. Il utilise le canal analogique si ses mains tremblent, sa respiration s'accélère, le ton de sa voix devient plus incertain. Il y a cette fois-ci un lien analogique entre le contenu et le moyen de la communication.

Congruence incongruence

Ces deux modes appartiennent à des niveaux logiques différents. Ainsi l'information transmise par le mode analogique peut être opposée à celle transmise par le mode digital. Le sujet peut dire "je suis calme" alors que le ton de sa voix exprime le contraire. Dans ce cas, il y a incongruence (et on parlera de congruence dans le cas contraire).

Pour être efficace, l'hypnotiseur doit le plus souvent rester congruent. Il tient compte des deux modes, digital et analogique pour observer le sujet mais aussi pour communiquer avec lui. Le langage analogique est moins précis, plus ambigu, mais il est plus efficace. Il est plus facile de transmettre une impression de calme et de détente en utilisant un ton de voix, une attitude générale de son corps, une respiration profonde qu'en exprimant verbalement au sujet "soyez calme". Le mode analogique provoque peu de résistance car il est en grande partie non perçu consciemment et donc moins soumis à la critique .

La communication peut être à plusieurs niveaux. Il est tout à fait possible de dire à un sujet de rester éveillé et vigilant par le mode digital et de lui communiquer plus indirectement par le canal analogique une idée de détente et de laisser aller. Cela peut permettre l'induction d'une hypnose alors que le sujet craint de perdre son contrôle et ne veux pas fermer les yeux. Il est inutile d'insister et de forcer sa résistance verbalement et directement. Il peut au contraire lui être demandé de rester très attentif, et très vigilant et d'observer les différents objets dans la pièce, les meubles la couleur du papier peint. Par contre à chaque fois qu'il cligne les yeux, ce qui ne manque pas de se produire, l'hypnotiseur peut dire "très bien" ou "c'est cela", ou même se contenter de hochements affirmatifs de la tête. Il répond aux comportements non-verbaux du sujet sans que celui-ci en ait pleinement conscience.

Voici comment Erickson décrit sa technique pour hypnotiser une jeune femme opposante qui restait enfermée chez elle. Elle acceptait très difficilement les entretiens psychiatriques où la plupart du temps, elle était incapable de répondre aux questions posées. Elle sanglotait et disait seulement qu'elle avait envie de mourir. La jeune femme accepta avec réticence un entretien avec Erickson. Elle était accompagnée d'une amie.

Pendant la durée de cette expérience, les suggestions furent faites à l'amie de telle façon, que par degrés imperceptibles, c'est la patiente qui y obéit comme si elles lui étaient destinées. Il était possible, tout en suggérant à son amie d'inspirer et d'expirer plus profondément, de formuler des suggestions synchronisées avec les mouvements respiratoires de la patiente. En exécutant soigneusement cette manoeuvre à plusieurs reprises, je constatais enfin que chaque suggestion faite à l'amie en fonction de la respiration de la patiente était automatiquement exécutée par cette dernière. Progressivement, je pus me mettre à faire des suggestions à la première tout en dirigeant mon regard vers ma véritable patiente , provoquant ainsi chez celle-ci une réaction comparable à celle qu'éprouve quelqu'un lorsqu'on le regarde tout en posant une question ou en adressant une remarque à quelqu'un d'autre.
Enfin, au bout d'une heure et demie, la patiente entra dans une transe profonde .
in HALEY J. -(1973)- Un Thérapeute Hors du Commun, Milton H. Erickson . Epi, 1984 .

Les suggestions

Pour avoir un effet, la suggestion doit contourner les résistances du sujet . Les techniques développées par Erickson sont très nombreuses, elles visent à obtenir une action indirecte. En voici quelques unes.

Implication

Il est possible de formuler directement la suggestion "vos yeux se ferment". Plus indirectement, la suggestion sera plus facilement acceptée: "et quand pensez vous que vos yeux se fermeront?" En posant une question, le thérapeute implique la fermeture prochaine des paupières.

Erickson dit ainsi:

"Peut-être aimeriez-vous garder les yeux ouverts, et j'aimerais que vous le fassiez aussi longtemps que cela vous est possible. Naturellement, nous clignons tous des yeux tôt ou tard"
ERICKSON H. M. - L'Hypnose Thérapeutique, Quatre Conférences . ESF, 2ème édition, (traduit par J.A. Malarewicz et J. Fleiss), Paris, 1986.

Cela permet de mieux saisir la structure logique de la fameuse "permissivité": vous pouvez garder les yeux ouverts (liberté ?) tant que cela vous est possible (suggestion indirecte que cela ne le sera plus pour très longtemps).

La séquence d'acceptation

L'hypnotiseur formule une série d'évidences, comme "vous êtes assis sur le fauteuil", "vous inspirez et vous expirez". Des truismes peuvent aussi être formulés comme "il est plus agréable d'être confortable". Après cette série d'évidences et de truismes auxquels le sujet ne peut répondre que par des oui, successifs verbalisés ou non, il est proposé une suggestion à laquelle le sujet répondra positivement par effet d'entraînement.

Le lien

Il consiste à lier deux phénomènes. La présence du premier assurant l'apparition du deuxième. "Et pendant que vous respirez vos paupières deviennent plus lourdes"

Le double-lien

C'est un paradoxe de la communication qui place le sujet dans une situation où il perd la possibilité de choisir. Il en existe de plus ou moins complexe et de plus ou moins efficace.

Exemple:
Hypnotiseur:- "Vous préférez entrer en état d'hypnose maintenant ou plus tard?"
Sujet:- "je ne sais pas"
Hypnotiseur:- "et vous ne savez pas non plus si c'est votre main droite ou votre main gauche qui va se lever dans un moment"
sujet:(???)
Hypnotiseur: -"cela n'a pas d'importance, et d'ailleurs elles peuvent rester confortablement immobiles. Et vos mains peuvent faire ce qu'elles veulent."

Quelque soit le comportement du sujet, il sera celui que le thérapeute lui prescrit. Si un sujet résiste à une suggestion de fermeture de paupière le thérapeute peut énoncer:

"Et vous avez envie de résister... et c'est tellement agréable de résister.... mais à mesure que vous résistez.... vos paupières deviennent de plus en plus lourdes..."
MALAREWICZ J.A. - Cours d'Hypnose Clinique, Etudes Ericksoniennes .ESF, 1990.

Au lieu d'essayer de vaincre la résistance, l'hypnotiseur l'accepte. Elle devient par cette formulation, non plus un obstacle, mais une étape permettant l'apparition des phénomènes hypnotiques. Paradoxalement l'hypnotiseur dit "plus vous résistez à l'hypnose plus vous êtes hypnotisé".

Bien sur il est toujours possible d'échapper au paradoxe du double lien. Il faut pour cela communiquer sur la communication (méta-communiquer) et passer à un autre niveau logique. Ainsi le sujet peut commenter l'énoncé de l'hypnotiseur en disant "ce que vous me dites est complètement idiot". Il est possible de faire face à cette réponse.
L'erreur consisterait à répondre "mais pas du tout, ce que je dis est sensé" et se lancer ensuite dans un cours sur le double lien et les théories de la communication. Il est encore une fois plus efficace d'accepter cette réponse et de reconstruire un double-lien en disant par exemple:" vous avez entièrement raison, et plus ce que je dis est idiot, plus vous pouvez entrer à l'intérieur de vous même et expérimenter une détente,..."

Le saupoudrage

En parlant, l'hypnotiseur isole des mots ou des groupes de mots pour les détacher imperceptiblement de l'ensemble de son discours. Pour cela il peut aménager des pauses autours du mot ou en modifier légèrement la tonalité ou l'intensité. Ces mots isolés de l'ensemble vont prendre plus ou moins inconsciemment, une importance particulière pour le sujet. Ils peuvent ainsi véhiculer une suggestion à laquelle le sujet pourra difficilement résister.

"j'espère que vous allez m' écouter confortablement tandis que je vous parle d'un plant de tomate. C'est un drôle de sujet de conversation. On devient curieux . Pourquoi parler d'un plant de tomate? On dépose une semence de tomate dans le sol. On peut sentir l' espoir que ça se développera pour donner un plant de tomate qui va procurer la satisfaction par son fruit. La semence absorbe l'eau ce qui n'est pas très difficile à faire grâce aux pluies qui amènent la paix et le confort ,etc.
ERICKSON H. M. - Innovative Hypnotherapy . in: The collected papers of Milton H.Erickson on hypnosis, vol 4, Irvington, New-York, 1980.
Traduction in MALAREWICZ J.A. et GODIN J. - Milton H. Erickson, De l'Hypnose Clinique à la Thérapie Stratégique.ESF, 2ème édition, Paris, 1989.

Ici en parlant d'un plant de tomate, Erickson suggère au sujet qu'il va se passer quelque chose facile à réaliser lui permettant de se sentir mieux.

Les suggestions ouvertes

Comme les autres techniques, il s'agit de suggérer sans heurter de front la résistance du sujet. La suggestion ouverte propose un grand nombre de propositions, afin d'augmenter la probabilité de tomber juste. Ainsi pour suggérer l'apparition d'une sensation dans une main, il est proposé toute une gamme de possibilités, le froid, le chaud, une détente, une lourdeur, un engourdissement, etc. Et pour éviter tous risques, l'hypnotiseur peut ajouter à sa liste, "ou une toute autre sensation".

Des outils efficaces

Il existe bien d'autres outils développés par Milton Erickson. Ces nouveaux moyens particulièrement efficaces ,ne sont que le perfectionnement des techniques de suggestions mises au point par l'école de Nancy . Ils obéissent au même principe. Ils s'agit de suggérer un comportement au sujet. Le style est différent, plus permissif mais le fond reste le même. L'idée transmise par le thérapeute est acceptée puis transformée en acte. Erickson utilise le concept de processus idéodynamique .

L'originalité d'Erickson, et son apport dans la compréhension du processus hypnotique nous semblent se situer ailleurs que dans le concept flou de "permissivité" souvent mis en avant. Non seulement ce concept est flou, mais il est ambigu. Les théories de la communication montrent que la position basse du thérapeute correspond en fait à un position d'autorité et de pouvoir. En laissant le sujet développer les phénomènes de son choix, le thérapeute conserve le contrôle du cadre de l'interaction. L'hypnotiseur énonce en quelque sorte le paradoxe suivant: "Faites ce que vous voulez de toute façon ce sera comme je le veux". L'ensemble de ces techniques constitue un double-lien , permettant non seulement de contourner la résistance du sujet mais aussi d'utiliser celle-ci pour produire un phénomène hypnotique.

Le processus hypnotique

Les descriptions classiques de la transe décrivent un processus linéaire et relativement stable. L'hypnotisé passe successivement par les trois étapes: l'induction, l'approfondissement de l'état hypnotique puis le réveil. Erickson insiste sur la labilité du phénomène et la possibilité de changements rapides de la profondeur de transe.

Erickson décrit l'état de l'hypnotisé comme une modification de son orientation à la réalité . La conscience du sujet se focalise sur certains événements et laisse de côté tous les éléments de la réalité extérieures non pertinents vis à vis de la situation hypnotique. Ce plus ou moins grand abandon de la relation avec la réalité extérieure définit la profondeur de la transe. Les stimuli extérieurs perdent de leur importance au fur et à mesure de l'approfondissement. Cette réorientation se fait au profit d'une focalisation interne La "réalité extérieure" est progressivement remplacée par la "réalité intérieure". Erickson estime que les procédés d'induction hypnotique sont diverses façons d'obtenir une focalisation interne. A la place des méthodes standardisées, il propose d'adapter et d'individualiser la technique à chaque patient pour "apprendre leur façon d'orienter leur attention à l'intérieur d'eux-mêmes" cf:

ERICKSON H. M. - L'Hypnose Thérapeutique , Quatre Conférences. ESF, 2ème édition, (traduit par J.A. Malarewicz et J. Fleiss), Paris, 1986.

 

Cette nouvelle orientation du sujet entraîne une modification subjective de son état de conscience . Erickson rapproche l'hypnose et l'introspection. Il rapporte une expérience où il proposait à des sujets d'imaginer leur main en train d'attraper un fruit imaginaire placé devant eux. Il leur demandait de parcourir mentalement toutes les étapes détaillées du mouvement. Pendant cette expérience il avait pris la précaution d'éviter les mots hypnose et suggestion. Erickson précise qu'il était alors étudiant en médecine et son nom n'était pas encore rattaché à l'hypnose. Un certain nombre des sujets ont eu pendant l'expérience la sensation "d'être bizarre" et ils ont préféré abandonner l'exercice. Erickson leur a proposé alors une toute autre expérience. Il s'agissait cette fois de participer à une induction hypnotique. Les sujets ont ressenti dans la transe hypnotique la même bizarrerie qu'ils avaient ressenti dans l'expérience d'introspection (Erickson, id).

Avec cette approche la situation hypnotique devient un mouvement, un processus dynamique . L'hypnotiseur parce qu'il est un élément de la réalité initiale du sujet, va pouvoir l'aider à modifier son rapport à l'environnement et à se concentrer sur lui-même. La pertinence de cette intervention dépend de la connaissance qu'a l'hypnotiseur de l'orientation du sujet. Il doit savoir où il en est dans sa transe. Erickson a particulièrement utilisé les phénomènes hypnotiques qui permettent à l'hypnotisé, tout en étant à "l'intérieur de lui-même" d'augmenter ses possibilités de communication. Ainsi, il a souvent recourt au signaling et à l'écriture automatique. L'hypnotiseur accompagne le sujet, il réajuste constamment ses interventions en fonctions des informations obtenues. Il doit agir en fonction de la "réalité" du moment du sujet.

La description du processus hypnotique en termes d' "orientation à la réalité" , et de "focalisation de la conscience" reste assez vague et imprécise. Erickson n'est pas un théoricien ses termes sont évocateurs et suggestifs. Il enseigne comme il hypnotise, il oriente dans une direction mais il prend le soin de rester suffisamment flou pour permettre à chacun de prendre dans son discours ce qui l'intéresse. Le concept de cadre propose une description plus précise de "l'orientation à la réalité" pour montrer la pertinence de cette idée dans la compréhension du phénomène hypnotique.

Le statut des phénomènes hypnotiques chez Erickson

Erickson n'est pas dupe. La dimension socioculturelle et contextuelle de la phénoménologie hypnotique ne lui échappe pas. Le cadre dans lequel un phénomène s'observe participe à son sens . Il est légitime de se demander s'il est possible de considérer identiques deux phénomènes hypnotiques semblables développés dans deux cadres différents. Ainsi,Erickson pose cette question à propos des phénomènes survenant dans un cadre thérapeutique par rapport à ceux obtenus dans un cadre expérimental.
De la même manière un phénomène identique peut avoir des significations totalement différentes d'un individu à l'autre. A propos du battement des paupières apparaissant parfois Erickson dit:

"J'ai découvert que vous pouvez démontrer la plus profonde anesthésie chez les sujets qui montrent un battement des paupières; chez d'autres sujets, le battement sera synonymes d'une transe légère, chez d'autres, encore, les battements de paupières seront synonymes d'une transe moyenne. Vous ne savez jamais réellement ce que les battements des paupières peuvent signaler d'un patient à un autre. Mais cela a une signification pour chaque patient.
ERICKSON H. M. - L'Hypnose Thérapeutique, Quatre Conférences . ESF, 2ème édition, (traduit par J.A. Malarewicz et J. Fleiss), Paris, 1986 .

 

Les phénomènes hypnotiques ne sont plus des réalités en soi pouvant être étudiées et décrites sans tenir compte du contexte. La lévitation de la main, l'analgésie, la catalepsie et tous les autres signes classiques ne sont ni obligatoires ni universels. Aux regards de la méthodologie expérimentale classique ce ne sont pas des objets scientifiques.

Erickson effectue un véritable renversement épistémologique . Il modifie l'approche en centrant son étude sur l'individu. Le phénomène observé pendant la transe n'a pas une signification univoque. Il dépend de la situation, de l'influence de l'hypnotiseur, et surtout du sujet.

Les phénomènes hypnotiques sont dépendants des conceptions, de l'histoire personnelle et de la culture de l'hypnotisé. Du point de vue du sujet ils sont des apprentissages que l'hypnotiseurs va pouvoir mobiliser.
Peu importe si à partir d'une conception erronée de l'hypnose un malade peut développer une anesthésie qui lui ôte sa douleur. Subjectifs et variables, les phénomènes hypnotiques ne sont pas déterminés par des lois psychologiques ou physiologiques constantes. Ils prennent leur origine dans "l'inconscient" du sujet, le "magasin" selon Erickson où nos apprentissages sont entreposés .

1994 - mars 1999

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